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Alonso, de champion du monde à animateur radio...

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C’est peu de le dire, mais peu de pilotes de la trempe et du calibre d’Alonso auront été au mauvais endroit au mauvais moment au cours de leur carrière en F1 comme ce fut le cas pour l’Espagnol. Titré en 2005 et 2006, au début d’une carrière promise à tous les succès, Alonso n’a fait depuis que passer à côté des volants gagnants.

C’est peu de le dire, peu de pilotes de la trempe et du calibre d’Alonso auront été au mauvais endroit au mauvais moment au cours de leur carrière en F1 comme ce fut le cas pour l’Espagnol. Titré en 2005 et 2006, au début d’une carrière promise à tous les succès, Alonso n’a fait depuis que passer à côté des volants gagnants. Apprendre récemment que Christian Horner a failli le signer au début des années de gloire de Red Bull ne fait qu’ajouter à la cruauté du constat.

Son passage chez McLaren en 2007 a été catastrophique, et ensuite ses années Ferrari lui ont permis de se battre jusqu’aux derniers Grands Prix de la saison pour le titre mais le résultat n’a finalement jamais été au rendez-vous. Nul ne l’ignore, l’Histoire ne s’accommode guère des seconds du classement. Les tablettes ne conservent en mémoire que le premier de la liste. C’est ainsi. Cruel et immuable.

Un titre avec Ferrari perdu in extremis en 2010 : la faute à Petrov ! Mais c'était avant le DRS...

Le retour d’Alonso à Woking avec la promesse de Honda de l’investissement technique et financier nécessaire à la reconquête a tourné à ce que l’on sait. Une bérézina sans fin. Risible et ridicule. Tragique. Car voir un champion du monde aussi talentueux accumuler les pénalités, des centaines de places sur la grille en trois ans ( !) confine au ridicule de la discipline reine mais aussi à l’inconsistance de Honda à se remettre en question. Fondamentalement.

Et pourtant, au terme de ces trois années de cauchemar, la F1 peut remercier Alonso. Sincèrement et chaleureusement. Car au cours de ces trois années, Alonso est devenu l’animateur radio le plus écouté et le plus suivi du plateau, loin des jérémiades de Grosjean, par exemple. Un talent, une voix, un sens de la formule. Son "Karma" prononcé à l’endroit de Palmer à Monza nous fait encore sourire, sans parler du "GP2 engine" de Suzuka il y a deux ans...