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Marina Bay du point de vue moteur

© XPB 

Le circuit de Marina Bay n’offre que deux petites lignes droites : celle des stands (500 mètres) et celle séparant le T5 et le T7 via le Raffles Boulevard. Bien qu’incurvés, ces 700 mètres représentent l’unique occasion de voir les pilotes dépasser 300 km/h. Et même si les vibreurs sont allégrement utilisés à Singapour, la plupart sont presque plats.

La longueur du tour et la forte probabilité d’intervention de la voiture de sécurité font de Singapour l’une des épreuves les plus longues de la saison. À ce jour, l’édition 2009 reste la plus courte : 1h56. 

En raison du caractère ‘on-off’ du tracé, la consommation est élevée à Singapour. Avec le moteur à combustion interne seul, près de 150 kg d’essence seraient nécessaires en course, mais la récupération d’énergie et sa restitution ont réduit ce chiffre à moins de 105. 

Les pilotes peuvent perdre jusqu’à 3 kilos de liquide en raison de l’air chaud et humide. Une donnée qui doit être prise en compte pour fixer le poids de la monoplace avant le départ.

Avec ses 23 virages, Singapour est l’un des circuits les plus lents du calendrier. Sa moyenne de 175 km/h le place juste au-dessus de Monaco et de la Hongrie.

On dénombre 82 changements de rapports par tour contre seulement 52 à Monaco et 44 à Monza. En raison des accélérations très courtes, la huitième vitesse n’est engagée qu’à deux reprises par boucle. Il n’y a qu’à Monaco que cela arrive encore moins souvent.

À Singapour, l’humidité ambiante peut dépasser allégrement 80%. Par le passé, cela aurait grandement pu impacter la puissance, très sensible à la quantité d’oxygène nécessaire à la combustion. Avec les moteurs suralimentés, le turbo compensera en tournant plus vite… Bien plus que pour une course similaire dans des conditions arides !

Le T7 et le T14 forment les deux gros points de freinages puisque les pilotes y passent de 300 à 110 km/h. Malgré le peu de lignes droites, les occasions ne manquent pas pour récupérer l’énergie au freinage avec le MGU-K. Celui-ci pourra être utilisé pour propulser la monoplace avec davantage de couple qu’à l’accoutumée pour économiser du carburant sur ce circuit particulièrement gourmand.

Avec les séances tardives, l'humidité diminuera progressivement au coucher du soleil. Les composants électriques du groupe propulseur seront ainsi isolés de la moiteur. En cas d’averses, l'eau sera détournée à l’aide de conduits spéciaux.

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