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Alonso au Mans : dans le sillage de Hülkenberg ?

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© XPB Images

En annonçant sa participation aux 24 Heures du Mans au volant d’une Toyota LMP1, Fernando Alonso a sauvé d’un désintérêt annoncé l’édition 2018 de la classique mancelle. Son objectif : remporter l’épreuve pour sa première participation. Mission impossible ? Non, comme l’a prouvé il y a deux ans Nico Hülkenberg.

À LA RECHERCHE D’UNE NOUVELLE MOTIVATION

Dans le documentaire Grand Prix Driver produit par Manish Pandey (Senna) et prochainement diffusé sur Amazon, Éric Boullier témoigne de l’état d’esprit de Fernando Alonso après ses premiers tours de roue au volant de la McLaren-Honda MCL32 à Barcelone en février 2017 :

“Après ce premier test, Fernando est assez énervé, explique le directeur sportif de l’écurie. Il dit clairement ceci : ‘Je vais peut-être reconsidérer ma décision de courir, car je ne survivrai pas à une autre saison comme celle-ci.’ Mon principal souci est alors d’éviter que l’équipe ne s’écroule.”

Est-ce à ce moment-là que l’Espagnol s’est décidé à changer son fusil d’épaule ? Ayant compris qu’il ne serait sans doute jamais triple Champion du monde, le compétiteur s’est choisi une autre quête, la “triple couronne”, qui consacre officieusement un pilote ayant remporté les trois courses jugées les plus prestigieuses du sport automobile : le Grand Prix de Monaco en Formule 1, les 24 Heures du Mans en endurance et les 500 Miles d’Indianapolis en IndyCar.

Seul Graham Hill est parvenu à la coiffer. Il a par contre manqué un succès à Tazio Nuvolari (Indianapolis), Maurice Trintignant (Indianapolis), A. J. Foyt (Monaco), Bruce McLaren (Indianapolis), Jochen Rindt (Indianapolis) et Juan Pablo Montoya (Le Mans) pour être eux aussi couronnés triplement.

© XPB Images

À l’agenda du pilote sans doute le plus complet du paddock mais aussi le plus frustré, le prochain objectif est un succès aux 24 Heures du Mans, après une première participation aux 500 Miles l’an dernier (conclue par un abandon à 21 tours de l’arrivée alors qu’il était septième). Rien de moins…

Or l’Asturien n’a jamais disputé les 24 Heures et Toyota n’a jamais réussi à s’imposer dans la classique mancelle. Pour les pessimistes militants, les chances de voir le duo s’imposer le 17 juin prochain dans la Sarthe sont minces.

Pourtant, en 2015, Nico Hülkenberg a remporté la plus prestigieuse des courses d’endurance pour sa première participation, au volant d’une Porsche. Il devança l’autre prototype 919 Hybrid de Bernhard-Hartley-Webber et l’Audi de Lotterer-Fässler-Tréluyer.

Alonso marchera-t-il dans ses pas ?