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Kubica chez Williams : plus de questions que de réponses ?

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© WRi2

Près de sept ans après un accident de rallye qui faillit lui coûter la vie et lui abîma le bras droit, Robert Kubica est sur le point de revenir en Grand Prix. Pourtant, les tests menés au volant de la FW40 à Abou Dhabi ont soulevé quelques questions chez Williams, examinées ici.

Depuis deux saisons, Williams est battue par Force India, dont le budget est pourtant inférieur (102 millions d’euros contre 125 millions approximativement). Que l’écurie ait pu courtiser Jenson Button et peut-être Fernando Alonso indique que le team de Grove a besoin d’une locomotive après des campagnes 2016 et 2017 décevantes et le départ de Valtteri Bottas pour Mercedes. D’où son intérêt pour Robert Kubica, malgré l’issue négative de l’évaluation menée cet été par Renault.

Or, c’est bien connu, Williams n’est jamais tombée dans le sentimentalisme avec ses pilotes. En évaluant le pilote polonais lors des tests organisés par Pirelli à Abou Dhabi, l’écurie britannique voulait connaître sa pointe de vitesse au volant d’un châssis 2017 équipé des gommes adéquates. Au terme des deux journées, conclues respectivement aux neuvième et septième rangs par Kubica, la formation a refusé de commenter la vitesse de son candidat :

“Je ne commenterai pas les temps de Robert, a indiqué Paddy Lowe, le directeur technique de l’écurie. C’est un sujet compliqué. Je sais que vous voulez tous avoir des réponses, mais nous ne sommes pas encore prêts à en discuter. La vitesse et la performance sont des questions complexes : se contenter de lire les feuilles de temps est trompeur. Nous devons nous-mêmes encore analyser les résultats des deux journées.”

Son meilleur tour, Kubica l’a bouclé le mercredi en 1’39”485, à neuf dixièmes de celui que signa Felipe Massa en 1’38”550 le samedi lors de la qualification. Les deux chronos ont été réalisés dans des conditions assez différentes, les variables étant les gommes, la fraîcheur du moteur, la quantité d’essence embarquée et la température de la piste.

Pour essayer d’y voir un peu plus clair, il faut examiner le programme du grand Robert, qui comprenait une série de longs relais le mardi et une succession de runs brefs le mercredi.