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Avant le Grand Prix : on fourbit ses armes...

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Sebastian Vettel va tirer ses dernières cartouches ce soir à Austin dans le duel pour le titre qui l'oppose encore à Lewis Hamilton, mais le pilote Ferrari n'a plus le droit à l'erreur : la montée vers le premier virage après le départ vaudra donc son pesant de dollars... La course s'annonce animée à tous les échelons du peloton, avec des enjeux parfois majeurs pour certains pilotes.

Lewis Hamilton a encore fait étalage de son talent en maîtrisant parfaitement l'exercice des qualifications dans des conditions difficiles, avec des températures de piste moins élevées que prévu et des rafales de vent déstabilisant les monoplaces à certains endroits du circuit. En établissant un nouveau record du tour, le leader du championnat s'est rapproché de son quatrième titre, même si son grand rival tentera de lui mettre des bâtons dans les roues pendant le Grand Prix : Vettel n'a plus guère le choix, de toute façon, et il doit prendre tous les risques.

Avec Bottas, en délicatesse avec ses freins, et Ricciardo en deuxième ligne, les deux protagonistes de la course au titre ne devraient pas être inquiétés. L'autre Ferrari de Räikkönen ne sera d'aucune aide, Iceman ayant une fois de plus peiné à mettre ses trois meilleurs secteurs ensemble en Q3, puisqu'elle s'élancera en troisième ligne aux côtés de la Force India de ce diable d'Esteban Ocon, régulier comme un métronome. La quatrième ligne sera 100 % hispanique avec un excellent Carlos Sainz, déjà bien dans ses baskets chez Renault, et un Fernando Alonso plus revanchard que jamais. Et la cinquième ligne est 100 % latino avec Pérez et Massa bien décidés à marquer des points.

Dans la seconde moitié du plateau, on suivra le duel à distance entre Daniil Kvyat, plutôt bien qualifié en onzième position sur la grille (grâce aux pénalités de certains, et puis où Sainz aurait-il hissé la Toro Rosso ?), et le débutant Brendon Hartley qui partira bon dernier. Le Kiwi a encore tout à apprendre et sans doute pas grand-chose à perdre : on verra si son rythme de course est comparable à celui de son équipier russe, lequel joue la suite de sa carrière sur ce Grand Prix. Red Bull, ton univers impitoyable...

Hartley va découvrir la F1 dans un contexte un peu surréaliste, prêt à saisir cette belle opportunité.