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Synthèse du Grand Prix : à l'heure de la sieste...

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Depuis la pole, Lewis Hamilton a parfaitement réussi son envol et puis a déroulé avec facilité tout au long de ce Grand Prix d'Espagne. Le circuit de Catalunya a tendance à accentuer les écarts entre les F1 et on a été servis cet après-midi... Avec un départ à 15h10, difficile de garder les yeux ouverts après quelques tours ! Mais le championnat est encore long et ce premier doublé de la saison n'en appelle pas forcément beaucoup d'autres.

Quel rôle ont joué les nouveaux pneumatiques élaborés par Pirelli pour contrecarrer le phénomène d'usure rapide (le fameux "graining") constaté lors des essais hivernaux avec les gommes super-tendres sur le nouveau revêtement de Barcelone ? Les mauvaises langues ont tendance à estimer que le choix de pneus à la couche de gomme plus mince avantage les Mercedes, mais Ferrari et Red Bull s'étaient également plaint lors des tests. Pirelli a donc décidé de corriger le tir pour les tracés comportant des courbes rapides à long rayon (Barcelone, Paul-Ricard et Silverstone) afin de ne pas revivre le phénomène toujours gênant des pneus éclatant à grande vitesse.

Toujours est-il que si les écarts étaient très faibles sur un tour, les Flèches d'argent n'ont laissé aucune chance à leurs adversaires en course : l'aisance avec laquelle Hamilton s'est isolé au commandement dès les premiers tours en dit long sur la supériorité de sa machine. Bottas a finalement assuré le doublé après s'être fait surprendre au départ, puis en loupant l'overcut sur Vettel, mais la Ferrari digérait décidément mal les gommes (même en médium) et le pilote allemand fut contraint de s'arrêter une seconde fois. La Scuderia pensait avoir fait preuve d'audace en profitant d'une VSC (voiture de sécurité virtuelle), mais la troisième place lui échappa aussi.

C'est Max Verstappen qui a renoué avec le podium sur le terrain de ses exploits passés : le Hollandais s'est bien battu, y compris avec un aileron avant endommagé, pour maintenir Vettel derrière lui et dominer son équipier Daniel Ricciardo, piégé en pneus froids lors d'un restart. Comme l'autre Ferrari de Kimi Räikkönen avait disparu (gare à la fiabilité car nous n'en sommes qu'au cinquième Grand Prix), Kevin Magnussen a marqué les points de la sixième place pour Haas devant les deux Espagnols, Sainz précédant Alonso, et puis Pérez bien revenu d'un premier tour chaotique et Leclerc à nouveau dans les points au terme d'une prestation exemplaire pour Sauber.

Le chaos du premier tour avait été provoqué par Romain Grosjean, en lutte avec son équipier qu'il tentait de déborder à l'extérieur du virage n°3 lorsque sa Haas lui a échappé... Un mauvais réflexe (garder la pédale d'accélérateur à fond pour faire un 360°) a semé la panique dans le peloton en faisant deux victimes innocentes, Pierre Gasly et Nico Hülkenberg. Grosjean va devoir se racheter une conduite après cet incident et Monaco n'est peut-être pas le meilleur endroit pour retrouver la confiance...

La Haas de Magnussen a émergé du gros du peloton, lequel avait été explosé par celle de Grosjean...