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Synthèse du Grand Prix : catch à quatre !

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On a vécu un magnifique British Grand Prix même si le public britannique a dû se contenter d'une sensationnelle remontée de leur favori Lewis Hamilton, revenu de la 17ème à la 2ème place après avoir été heurté par Räikkönen au départ. Deux voitures de sécurité ont rassemblé le peloton pour nous offrir un sprint final échevelé entre les deux Ferrari et les deux Mercedes dont Sebastian Vettel est logiquement sorti vainqueur.

Ferrari qui l'emporte à Silverstone, ce n'était plus arrivé depuis le succès de Fernando Alonso en 2011. Cette victoire aura-t-elle un impact psychologique sur la suite du combat qui oppose la Scuderia à Mercedes ? Lewis Hamilton avait dû puiser dans ses réserves pour arracher la pole et il a préféré prendre le temps de digérer sa déception avant de répondre aux commentateurs après la course. Après avoir loupé son départ, le tenant du titre fut heurté par Räikkönen au freinage du troisième virage et contraint du coup à une longue course-poursuite.

La Mercedes # 44 est remontée comme un bolide sur le ventre mou du peloton avant de bénéficier de deux voitures de sécurité (sortie d'Ericsson et accrochage Grosjean-Sainz) pour revenir dans le groupe de tête. Les derniers tours furent âprement disputés mais les Flèches d'argent, avec des pneus plus durs que les Ferrari, étaient sur la défensive. Longtemps leader, Bottas a lâché prise tandis que Hamilton limitait les dégâts en finissant entre Vettel et Räikkönen.

Derrière les gros bras du championnat, les Red Bull n'ont pas eu voix au chapitre sur ce terrain trop pénalisant pour leur cavalerie encore faiblarde. Verstappen a visité les bas-côtés en délicatesse avec ses freins et Ricciardo s'est contenté de la cinquième place devant les "meilleurs des autres", réunis dans un mouchoir de poche au passage de la ligne dans l'ordre Hülkenberg (un départ de folie et une stratégie habilement décalée), Ocon (toujours impeccable), Alonso (qui ne lâche rien), Magnussen (malgré une monoplace endommagée) et Gasly (arrachant le dernier point dans une manœuvre virile sur Pérez). Mention bien à Leclerc trahi par son équipe, une fois n'est pas coutume.

Hülkenberg, Ocon et le bout du capot d'Alonso : bagarre serrée pour être "best of the rest".