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Synthèse du samedi : retour à la case départ

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Le ciel est menaçant sur Barcelone, mais les choses sont rentrées dans l'ordre au terme des qualifications avec les deux Mercedes en première ligne, une première en 2018. Les Ferrari ont souffert avec les gommes super-tendres et les Red Bull sont toujours un petit ton en-dessous le samedi. On s'oriente sans doute vers une course très tactique, avec un œil sur la météo et l'autre sur la voiture de sécurité...

Deux Mercedes devant deux Ferrari et deux Red Bull : à Barcelone, la grille de départ est généralement limpide. Si les Flèches d'argent n'ont pas creusé un écart significatif en Q3 aujourd'hui, elles ne partiront pas moins en position de force à condition naturellement de négocier la première courbe sans encombre. Si la hiérarchie fait donc office d'un retour aux normes, le départ n'en restera pas moins une case importante à cocher, y compris entre Hamilton et un Bottas que l'on devine revanchard après sa malchance à Bakou.

Les Rouges n'en pensent pas moins, mais ils devront prendre des risques tactiques, tenter l'undercut, opter pour deux arrêts ? La Ferrari n'apprécie pas trop les gommes super-tendres donc une stratégie décalée permettrait d'en limiter l'usage. Gare cependant aux Red Bull, susceptibles de s'immiscer dans la lutte pour le podium avec deux pilotes qui, certes, se tiendront à carreau entre eux, mais dont on connaît l'audace et l'opportunisme. Va-t-on vivre un beau Grand Prix ou une classique procession comme c'est souvent le cas sur le circuit de Catalunya ? Wait and see.

Les Haas ont un beau coup à jouer pour marquer des gros points car Magnussen comme Grosjean se sont hissés dans le top 10. Les deux régionaux de l'étape auront aussi envie de briller à domicile, Alonso remonté comme un coucou sur une McLaren en progrès et Sainz désireux de mettre son équipier dans l'ombre chez Renault. Pour les points, il faudra aussi compter avec les Force India ainsi que sur la Toro Rosso d'un excellent Pierre Gasly, bien qualifié en sixième ligne, voire sur la Sauber d'un Charles Leclerc gonflé à bloc par sa performance en Azerbaïdjan.

Dans le groupe de tête, Fernando Alonso sera le seul à s'élancer en gommes super-tendres : olé !