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Voir la vitesse : la saison 2017 en trois graphiques

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© XPB Images

Pour compléter nos inventaires statistiques et nos bilan équipe par équipe, nous avons jeté un coup d’œil à la performance et à la fiabilité des châssis 2017. Avec l’espoir de rendre la matière un peu plus digeste, nous avons produit quelques graphiques et cherché quelques données intéressantes pour cerner les forces et faiblesses de chaque formation.

VITESSE : AVANTAGE MERCEDES, MAIS…

En vitesse pure (*), la flèche Mercedes a atteint la cible de la pole position quinze fois sur vingt (raison pour laquelle la monoplace de Brackley n’obtient pas 100 %). Elle reste la monoplace la plus véloce, comme on peut le voir ci-dessous.

Cela dit, l’avance des bolides gris argent a été moins importante que lors des trois dernières campagnes : la W08 possédait une avance moyenne de 0,179 % seulement sur la Ferrari SF70H (soit environ 0”141 à Barcelone). Sa devancière, la W07 de 2016, détenait, elle, un avantage de 0,842 % sur sa rivale la plus rapide, la Red Bull RB 12 (soit environ 0”666). En 2015, l’avance de la W06 tournait autour de 0,703 % (0”556) et celle de la W05 de 0,833 % (0”659) en 2014. Signe que la refonte du règlement technique a contribué au resserrement les forces ?

Au troisième rang, la Red Bull RB13 accuse un retard moyen de 0”691 sur la Mercedes et de 0”550 sur la SF70H. Derrière, la Renault et la Force India se tiennent en un mouchoir de poche, même si la VJM10 a largement supplanté la RS17 en course grâce à une fiabilité exemplaire.

Enfin, les positions de Williams et Haas rappellent qu’il ne suffit pas de disposer d’un bon moteur pour être rapide et qu’un châssis efficace reste indispensable. La Sauber n’ayant ni l’un ni l’autre, elle occupe la place de lanterne rouge dans ce classement.

On gardera à l’esprit que la vitesse pure (soit en pratique celle du samedi) n’est pas la vitesse affichée en course, qui dépend notamment de l’exploitation des pneumatiques, du trafic, etc. En début d’année, la Ferrari était plus véloce que la Mercedes grâce à une meilleure gestion des gommes, mais cet atout s’est émoussé à mesure que Brackley a compris le fonctionnement de sa “diva” et des Pirelli.

(*) Les chiffres repris dans le schéma ci-dessus correspondent à l’écart par rapport au meilleur temps absolu, exprimé en pourcentage. Si l’on prend l’exemple du dernier Grand Prix 2017, disputé à Abou Dhabi, le meilleur tour du week-end a été signé le samedi en séance qualificative par Mercedes en 1’36”231 (qui représente la référence 100 %). La deuxième monoplace la plus rapide était la Ferrari de Sebastian Vettel, auteur d’un chrono en 1’36”777, qui accusait un déficit de 100,567 % par rapport à la Mercedes (soit 0”546 sur le circuit de Yas Marina). La Red Bull était à 100,728 %, la Renault à 102,131 %, etc. Ce calcul a été fait pour chaque course, puis une moyenne a été calculée sur les vingt Grands Prix.