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Les trois enjeux du Grand Prix de Chine

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© XPB Images

À Shanghai, Lewis Hamilton cherchera à briser l’élan de son rival Sebastian Vettel, en tête du classement provisoire. L’importance du facteur aérodynamique, des températures plus fraîches et la nature du circuit devraient l’y aider… Du moins sur le papier. Car jusqu’à présent, la Scuderia a su profiter du moindre faux pas des Flèches d’argent.

HAMILTON DOIT METTRE FIN AU SUPPLICE EN CHINE

Au soir du Grand Prix de Chine 2017, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel se partageaient le commandement du Championnat du monde avec 43 points chacun. Cette saison, après deux manches et autant de victoires du pilote allemand, la balance comptable penche en faveur de Maranello, qui n’avait pas connu un aussi bon envol depuis 2004. Il faut remonter à 1982 pour trouver un cas de figure où le vainqueur des deux premiers Grands Prix (en l’occurrence Alain Prost) n’a pas été sacré Champion du monde…

Sur la voiture de Vettel, Ferrari n’a commis aucune des erreurs, humaine ou technique, qui lui ont coûté le titre l’an passé. Tout l’inverse de Mercedes. Par deux fois, la victoire aurait pu revenir à Hamilton si son équipe ne s’était pas trompée sur l’écart à maintenir sur Vettel pendant la neutralisation en Australie, si elle avait compris plus rapidement le pari du Cheval cabré de basculer sur une stratégie à un seul arrêt à Sakhir, si, si… Avec des “si” on mettrait Paris en bouteille. Les faux pas de Mercedes (des stratèges un peu perdus, une fiabilité prise en défaut, une incapacité à tirer la quintessence des gommes les plus tendres) ont été exploités par un Vettel opportuniste en diable et magistral dans l’exploitation de ses gommes à Bahreïn. Manifestement, le pilote allemand se sent plus à l’aise au volant de la SF71H, qui était sans conteste la voiture la plus rapide samedi dernier. On notera au passage que Kimi Räikkönen s’est par deux fois élancé de la première ligne de la grille de départ, signe de la vélocité de la Ferrari.

© XPB Images

Relégué à 17 points de leader de la Scuderia, Hamilton doit donc stopper l’hémorragie en s’imposant dimanche sur une piste où il évolue comme un poisson dans l’eau (cinq succès à son actif) et qui réussit d’ordinaire à Brackley (toujours en pole depuis 2012).

Les températures plus fraîches attendues à Shanghai, où l’on prévoit des averses le samedi, devraient jouer en faveur de sa monture. Rapide, la W09 a toutefois tendance – comme sa devancière – à faire surchauffer les gommes les plus tendres par forte chaleur. Le circuit chinois apporte les premières courbes à haute vitesse de la saison, un domaine où excellent traditionnellement les Flèches d’argent. Il faudra vérifier si l’allongement de l’empattement des Ferrari les rapproche des Mercedes dans ces secteurs.