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Les trois enjeux du Grand Prix de Grande-Bretagne

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© XPB Images

Après la bérézina du Grand Prix d’Autriche, Lewis Hamilton vise un cinquième succès d’affilée à Silverstone. Mais faut-il écarter Ferrari pour autant ? Pour la première fois de l'histoire du Championnat du monde, trois écuries différentes ont chacune remporté trois courses sur les neuf premières manches de la saison...

LA COURSE D’ENDURANCE DE LA FORMULE 1

La formule est certes un brin provocante associée au temple de la vitesse qu'est Silverstone.

Toutefois, le succès de Max Verstappen en Autriche tient aussi, en partie, au double abandon mécanique des Flèches d’argent : une fuite du système hydraulique pour Valtteri Bottas et une chute de la pression d’essence pour Lewis Hamilton (sans parler le la bévue stratégique, certes). C’est le premier double abandon des Mercedes depuis la collision entre Rosberg et Hamilton lors du premier tour du Grand Prix d’Espagne 2016.

Et il faut remonter au Grand Prix de Monaco 1955 pour retrouver la dernière fois où deux bolides argentés ont abandonné à cause de problèmes mécaniques : Juan Manuel Fangio avait souffert d’une transmission défectueuse alors qu’André Simon avait cassé son moteur (la troisième voiture, pilotée par Stirling Moss, termina la course, à 19 tours du vainqueur).

Pilote Équipe (moteur)
ICE TC MHU-H MGU-K Batterie Électronique
L. Hamilton Mercedes (Mercedes) 2 2 2 1 1 1
V. Bottas Mercedes (Mercedes) 2 2 2 1 2 2
D. Ricciardo Red Bull (Renault) 3 3 3 2 2 2
M. Verstappen Red Bull (Renault) 2 3 2 3 1 2
S. Vettel Ferrari (Ferrari) 2 2 2 1 1 2
K. Räikkönen Ferrari (Ferrari) 2 3 2 1 1 2
S. Pérez Force India (Mercedes) 2 2 2 1 2 1
E. Ocon Force India (Mercedes) 2 2 2 1 1 1
L. Stroll Williams (Mercedes) 2 2 2 1 1 1
S. Sirotkin Williams (Mercedes) 2 2 2 1 1 1
F. Alonso McLaren (Renault) 2 3 2 3 2 2
S. Vandoorne McLaren (Renault) 2 2 2 2 2 2
B. Hartley STR (Honda) 5 5 5 4 3 3
P. Gasly STR (Honda) 4 4 4 3 2 2
R. Grosjean Haas (Ferrari) 2 3 3 1 1 2
K. Magnussen Haas (Ferrari) 2 2 2 1 2 2
N. Hülkenberg Renault (Renault) 2 2 3 2 2 2
C. Sainz Renault (Renault) 2 3 3 2 2 2
M. Ericsson Sauber (Ferrari) 2 2 2 1 2 2
Ch. Leclerc Sauber (Ferrari) 2 2 2 1 1 1

Les pannes de Bottas et Hamilton ne devraient pas, en principe, leur valoir de pénalité, même si les F1 actuelles sont si sophistiquées qu’un arrêt brutal, non contrôlé, risque toujours d’endommager des pièces. L’écurie est en train d’analyser les éventuels dommages collatéraux des deux incidents.

Cela dit, le Britannique n’est pas menacé par une pénalité. Comme ses deux voitures ont abandonné, Mercedes ne risque pas de sanction au cas où elle replacerait la transmission sur les deux W09. Du côté du groupe propulseur, le Champion du monde en titre peut remplacer les six composants de son moteur sans pénalité, alors que Bottas a déjà monté sa dernière batterie et son dernier boîtier électronique de contrôle : si ceux-ci devaient être remplacés, le Finlandais serait pénalisé.

© XPB Images

La fiabilité va commencer à peser dans les résultats, d’autant que le nombre de moteurs est singulièrement réduit cette saison. Comme le montre le tableau ci-dessus (qui donne à voir la situation après le Grand Prix d’Autriche), les moteurs Mercedes et Ferrari sont les plus robustes, même si Kimi Räikkönen (qui a déjà monté son troisième turbo) et Romain Grosjean (troisième turbo et troisième MGU-H) sont dans une position un tantinet inconfortable.

Chez Renault, le turbo semble particulièrement fragile (troisième et dernier exemplaire avant pénalité pour Ricciardo, Verstappen, Sainz, Hülkenberg – dont le turbo a explosé à Spielberg – et Alonso). Quant au V6 Honda, retenu par Red Bull pour 2019 et 2020, il souffre toujours d’une fiabilité perfectible…