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Galerie technique : Grand Prix du Canada

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© F1i

Sur un circuit exigeant de la puissance, Ferrari, Renault et Honda ont étrenné la deuxième spécification de leur groupe propulseur. L’occasion de regarder de près les V6 hybrides, tout en auscultant les évolutions que Ferrari, Renault et Haas ont apporté à leur châssis.

LES CHEVAUX DU CAVALLINO

Après avoir apporté des nouveautés à leur châssis en Espagne, les écuries introduisent traditionnellement leur première évolution moteur au Canada.

Deux raison à cela. Premièrement, les longues lignes droites du circuit Gilles Villeneuve demandent les cavaleries puissantes (60 % du tour sont parcourus à pleine charge), alors que les brèves séquences de freinage et d’accélération du circuit nécessitent une distribution précise de la puissance ainsi qu’une bonne réponse du turbo. Deuxièmement, la manche québécoise marque cette année la fin du premier tiers d’une saison autorisant seulement trois moteurs (plus exactement : 3 moteurs à combustion interne, 3 turbocompresseurs et 3 MGU-H, 2 MGU-K, 2 batteries et 2 boîtiers de contrôle électroniques).

À Montréal, Ferrari a introduit sa deuxième spécification du bloc 062 EVO sur la monoplace de Sebastian Vettel. Vainqueur, l’allemand a reçu un nouveau moteur à combustion (sur lequel porte principalement l’évolution), un nouveau turbocompresseur et un nouveau MGU-H. La nouvelle mouture est censée apporter un léger gain en puissance (on parle de cinq chevaux), tout en améliorant l’efficacité énergétique grâce à une nouvelle formulation du carburant concoctée par Shell (qui a aussi élaboré une nouvelle huile).

Kimi Räikkönen, dont le moteur thermique avait dû être remplacé en Espagne, a lui reçu uniquement un nouveau turbocompresseur (soit le troisième). En sept courses, le Finlandais a déjà consommé tous ses turbos. Comme on le pressentait, la fiabilité jouera donc un rôle crucial cette saison.

Quant aux pilotes des écuries clientes Haas et Sauber, ils avaient déjà étrenné la “version 2” du V6 Ferrari lors des essais libres du Grand Prix de Monaco, ce qui a permis aux motoristes italiens de vérifier une ultime fois la fiabilité du nouveau modèle et d’étaler la production.