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Galerie technique : Grand Prix de France

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© F1i

Première étape du triple enchaînement Ricard-Ring-Silverstone, le Grand Prix de France de Formule 1 a vu les Flèches d’argent dominer leurs adversaires, grâce, entre autres, à l’installation de la version “Phase 2.1” du V6 étoilé. Les écuries Ferrari, Red Bull et Sauber ont quant à elles modifié des pièces maîtresses de leur châssis.

PLUS DE CHEVAUX PRÈS DE LA CAMARGUE

Prévue pour le Canada puis différée sine die, la deuxième spécification du moteur Mercedes a finalement été montée au Grand Prix de France sur les six châssis propulsés par le V6 hybride conçu à Brixworth.

Le gain de puissance de la version baptisée “Phase 2.1”, conjugué au faible kilométrage du bloc, a sans doute contribué à la 52e première ligne des Flèches d’argent. Pourtant, Lewis Hamilton a nuancé l’avantage procuré par le nouveau bloc :

“C’est la cinquième saison des moteurs hybrides en Formule 1, et les gains s’amenuisent. Tout le monde a travaillé d’arrache-pied pour que la nouvelle spécification soit disponible ici, mais je ne pense pas qu’elle explique la première ligne.”

Certes, mais les chevaux supplémentaires ont dû aider le Britannique dans son cavalier seul dimanche, a fortiori après les évolutions apportées au Canada par Ferrari, Renault et Honda. En outre, le tracé du Paul-Ricard (composé de longues lignes droites et de courbes rapides) convient bien aux caractéristiques du châssis W09, tout comme les pneumatiques à bande de roulement affinée, déjà utilisés à Barcelone (où Hamilton et Bottas avaient aussi monopolisé la première ligne de la grille) et qui réapparaîtront en Grande-Bretagne dans deux semaines.

© F1i

FIABILITÉ OU PERFORMANCE ?

Après la découverte d’un “problème de qualité” avant le Grand Prix du Canada, les six blocs M09 ont été “retravaillés” à Brixworth, d’où l’appellation “Phase 2.1”, même si les modifications n’ont pu qu’être minimes par rapport au modèle prévu pour Montréal vu les délais.

La mise à jour concerne la fiabilité et la performance, le gain de puissance tournant autour de deux dixièmes de seconde selon le président non exécutif de l’écurie Niki Lauda. De quoi rattraper le V6 Ferrari, que Mercedes estimait plus puissant au début de la saison?

“Quand on regarde les données de la qualification, la voiture la plus rapide dans les lignes droites est la Ferrari de Kimi Räikkönen, constate Toto Wolff. Mais nous pensons qu’il utilisait une configuration aérodynamique différente. Les trois moteurs – Renault, Ferrari et nous – sont assez proches.  Le dilemme consiste à trouver des chevaux sans pour autant compromettre la fiabilité.”

La cause de la panne ayant frappé le moteur de Sergio Pérez (dont la pompe hydraulique a cassé en course) est actuellement analysée par Andy Cowell et son équipe.