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La Sauber C37 à la loupe

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© Sauber

Conçue sous la responsabilité du directeur technique Jorg Zänder et sculptée par l'aérodynamicien français Nicolas Hennel de Beaupreau, la Sauber C37 étonne par ses volumes inédits, en rupture avec les dessins présentés jusqu’ici sur les F1 2018. Examinons ces singularités à la loupe.

ZÄNDER, PREMIÈRE !

Élégante dans sa robe blanc nacré et rouge, la C37 est la première Sauber à avoir été conçue sous la direction de Jorg Zänder, qui était arrivé en provenance d’Audi à la fin de l’année 2016, alors que la C36 était en train d’être assemblée.

“La philosophie de la C37 est totalement différente par rapport à celle de la C36, explique l’ingénieur allemand qui a travaillé pour Williams, Sauber (2006-2007), Honda et Audi. Le concept aérodynamique a significativement évolué, et la C37 comporte pas mal de nouveautés par rapport à sa devancière. Nous avons bon espoir que ce concept inédit nous offrira plus d’opportunités et nous aidera à progresser en cours de saison. Enfin, le moteur Ferrari 2018 nous apportera aussi un gain en performances.”

© Sauber & F1i

Le nez de la C37, en piste aujourd'hui pour un roulage de 100 km à des fins dites “promotionnelles”, s’inspire de la structure que Force India avait imaginée l’an passé (qui s’inspirait déjà de ses précédents museaux) : le nez est percé de deux “narines”.

On ignore pour l’heure où mènent les deux conduits internes, mais l’on note sur le capot avant la présence de deux ouvertures creusées pour deux S-ducts (voyez les flèches rouges près du logo de Pirelli). Le S-duct permet d’énergiser le flux d’air qui s’écoule sur le capot et de limiter la formation d’une couche limite épaisse.

On notera que les flancs du capot, dans leur partie inférieure, sont doté de déflecteurs assez similaires à ceux de la Haas VF18 et de la Ferrari SF70K, aussi propulsées par le V6 italien.